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Lundi, 29 Juin 2009 08:34 |
Les coïncidences de la tchatche avec des amies mieux renseignées m’ont fait découvrir votre connexion. On est loin des tabous hypocrites ou des échos de sainte-Nitouche qui rendent la communication parfois délicate.
C’est vrai que je ne suis qu’une petite nouvelle qui n’a jusqu’ici pratiqué qu’en vase plus ou moins clos. Alors, en guise d’introduction, je voudrais tout d’abord dire que votre site est vraiment génial. À m’attarder sur certaines rubriques, des démangeaisons avec permission de se gratter sont souvent montées de la pointe des pieds jusqu’à la racine des cheveux en passant par bien des détours. De là à apporter une pierre de mon jardin secret, il y avait un pas d’autant moins facile à franchir que les « mémoires d’une jeune fille rangée » ont fait l’actualité bien avant moi, avec infiniment plus de talent. Je m’y essaie sans prétention.
« N’a pas mauvais fond, juste un peu paresseuse ». C’était la note écrite dans mon carnet de classe, il y a longtemps. Dès lors, rien d’inhabituel à commencer de se caresser vers 13 ou 14 ans, un peu comme toutes les filles quand la libido se révèle et se fait pressante, n’est-ce pas ? Nous habitions au bord du lac, tout près de la plage. Il m’arrivait en fin d’après-midi, quand les gens s’en étaient allés et que la gardienne comptait ses sous à la buvette, de me glisser dans une des cabines restées ouvertes. Debout sur le petit banc du fond … Le miroir au dos de la porte me renvoyait des images, en gros du nombril jusqu’à mi-cuisses. Postures souvent acrobatiques, petits frissons, parfois grandes orgues. C’est mon côté narcissique. « Mes Premières Fois » ? Non, juste ces instants fragiles qu’on aime se repasser en boucle de temps en temps, pour le côté graphique, disons.
Bien que brune - ou châtain clair - et faite normalement, j’ai toujours été peu fournie. Très peu même. Ce qui ne manquait pas de m’agacer au point de vouloir à tout prix m’épiler pour que ça repousse plus vite ! Peine perdue évidemment. Même les onguents de Perlimpinpin n’y faisaient rien. J’enviais cette femme longiligne qui hantait les pelouses l’après-midi, assise souvent en tailleur et dont le fond du slip s’ouvrait largement à chacun de ses mouvements. Une toison noire très dense, comme surgie des méandres rouges vifs d’une robe de flamenco. Inattention ou maillot distendu ? Impressionnante, la dame ! Pragmatique en tous les cas. Quelque part l’envie d’en découvrir plus, entre autres lorsqu’elle faisait mine de se réajuster, ou de se lever quand nos regards déviaient de son côté. Les fantasmes se nourrissent parfois d’une image, d’une évocation ou d’un visage que l’on croit inaccessible … Jusqu’au jour où les chimères se métamorphosent en entrechats qui n’ont plus rien d’évanescent.
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Par un de ces après-midi de mois d’août sans un souffle d’air. Une allée dans le parc à l’ombre des marronniers. Peu de gobe-mouches en promenade à cette heure-ci. Les vacances s’étiraient en pente douce, Geneviève et moi étions en train de tester le dernier MP3, petit short et débardeur.
- Alors les filles, on s’amuse ?
La voix un peu rauque avait brusquement interrompu nos rires. Elle s’était arrêtée à notre hauteur comme sortie de nulle part, apparemment ravie de couper court à nos bavardages. Pour la petite histoire, je me suis longtemps demandée pourquoi ma copine avait décrété soudain qu’elle devait rentrer, me laissant seule sur le banc avec la dame bien sûr. La raison s’est avérée bien plus tard. Mais c’est une tout autre chronologie.
- Moi c’est Deborah … Et vous ?
- Margaux … Vous voyagez pour quelle maison ?
Ouai … Elle s’est contentée d’un sourire et elle a dû penser « si tu te crois drôle ». M’enfin c’était quoi cette façon de s’imposer ? Est-ce qu’on lui a demandé si sa grand-mère faisait du vélo, non mais ! … Quelqu’un a dit pisseuse ?
Il faut reconnaître que la dame s’était vite montrée … disons captivante. Pas seulement sur le plan de la culture générale bien sûr. Il y avait cette manière de s’exprimer à la fois subtile et accrocheuse, qui se voulait rassurante en quelque sorte. J’en étais venue à regretter un peu l’accueil saugrenu que je lui avais fait. Il y avait aussi ce regard gris acier qui laisse peu de marges entre l’esquive et l’attention et fait qu’on se sent déstabilisée sans préavis. Même limite déshabillée. Quelque part l’impression d’être prisonnière d’une conjecture à laquelle il serait peut-être aléatoire de chercher une dérobade. Question d’intuition. Est-ce qu’elle avait dit qu’elle était lesbienne ? Non. Juste qu’elle était séparée, je crois.
Et puis, il y avait cette petite fierté de se sentir tout à coup le centre du monde. Etre l’objet des attentions d’une femme mature et affranchie des contingences. Le pied ! Quelque part un peu la même gamberge qu’avec la dame de la plage, le contact et les mots en plus cette fois.
- Mignon ce caraco … qui laisse bien entrevoir les formes. Vous permettez que je vous dise tu ?{
Les mêmes regards qui s’éternisent, peut-être la même tranche d’âge, mais la comparaison s’arrêtait là. Des allusions par-ci, à peine voilées, des questions par-là, beaucoup de questions. Parfois banales et d’autres plus ciblées, qu’on perçoit à fleur de peau. De celles qui font tilt quand elles se mêlent aux gestes. Elle s’était mise à lisser mes cheveux patiemment de ses longs doigts … Alors pourquoi ergoter après tout ?
- S’il m’arrive de le faire toute seule ? … Ben … ça dépend des jours. Des idées aussi.
- Et là ? … Tu aurais envie ?
Je ne sais plus si j’ai répondu quelque chose ou si j’ai piqué un fard. Il y eut un silence, pas vraiment gêné mais ambigu peut-être. Finalement la masturbation, n’est-ce pas faire l’amour avec quelqu’un qu’on aime bien ? … Discrètement. Elle a continué sur son élan.
- Je suis sûre que tu n’as jamais fait l’amour avec une femme … accomplie, s’entend.
À une de ces questions encore ciblées, pas vraiment de réponse diffuse. Ni le besoin de faire illusion. J’aurais pu bafouiller … « ça se voit tant que ça ? », mais c’eût été reconnaître mes inclinations un peu facilement. Elle s’était sans doute aperçue que les images qu’elle avait savamment distillées de ses frasques entre dames avaient fait leur petit effet. Sans équivoques les descriptions et d’une précision sur mesure ! Je m’étais dite que certains silences pouvaient aussi bien se montrer expressifs, à point nommé. Et comme si les mots ne suffisaient pas, elle s’arrangeait pour se pencher régulièrement, baladant sa main le long de mes jambes, par alternances, sûrement pas par distraction. La façon la plus orthodoxe de diriger les regards vers son décolleté ! Au fond, je prenais plaisir à la laisser sur sa faim, à jouer les ingénues … jusqu’à un certain point, disons. Jusqu’à ce qu’elle décide de les mettre sur les i d’une manière plus péremptoire.
- J’ai quelqu’un chez moi, mais il y a les toilettes dames là-bas.
Ouche, ça devenait scabreux. Flottement et puis … Pas très fute-fute de dire « ouiiiii, génial » et de se précipiter toute crue dans les griffes d’une lionne adulte, même bien intentionnée.
- Bon, tu fais comme tu veux, ma chérie… Bye-bye.
LA manière comme une autre de me faire comprendre que j’étais nulle. Un peu pantoise sur le banc, à regretter à nouveau mon attitude. Trop mijaurée apparemment. Combien de fois Geneviève n’avait-elle pas dit « un jour tu regretteras de ne pas accepter une invite ». En plus, elle était partie avec mon MP3 la garce.
C’est vrai qu’on était loin des niaiseries qui fleurissent entre filles. Les avances de la Dame Deborah ne s’étaient pas arrêtées comme souvent entre nous, au niveau de l’épiderme. Il y avait ce quelque chose de plus troublant, de plus cérébral. Ajoutez au mélange un grand zeste de curiosités partagées, sans compter le côté « amoral » dans les deux sens et l’attrait de l’inconnu. Vraiment nulle la fille !
Un peu plus loin, devant les bâtisses, on s’était retournée une fois encore sur le pas de la porte avant d’entrer. Pour être certaine que je suivais, bien sûr.
En fait, je pensais me cogner le nez sur la dame dans « l’anti-chambre ». Mais non l’espace était vide, austère, silencieux. Le rectangle rouge au-dessous de la poignée indiquait qu’une des cabines était occupée, sans plus. Attendre qu’on en sorte, plantée devant le miroir du lavabo aurait pu être une façon de faire. Une autre, plus naturelle après tout, était de me glisser dans celle d’en face. Des murs dépouillés, seul un dessin au graphisme glauque semblait là pour donner le ton. Juste au-dessous, un trou dans la cloison. Insolite, mais pas inanimé ! Ce serait mentir de dire que je ne l’espérais pas … Ce fut vite le feu aux joues et ailleurs un peu après.
Bon, on va me trouver cynique ou superficielle parce qu’au-delà de l’image, il y a bien sûr quelque chose de grandiose dans la fusion des corps en général. Dans celle des âmes aussi et ça ne s’invente pas. Il existe pourtant des circonstances atténuantes, celles qui poussent à la découverte sans s’obliger d’être amoureuse. Même s’il y a de l’intensité dans la découverte. C’est vrai que l’endroit ne se prêtait pas trop aux effusions de tendresse. Alors n’y avait-il pas quelque part cette différence d’âge, qui force à la retenue bien sûr, mais qui attise aussi les perceptions, terriblement ? {mospagebreak}
Elle avait dû m’entendre entrer, m'avancer et en trois mots comme en cent mille, s’assurer de ma présence de l’autre côté de la cloison. Ce furent d’abord des ombres contrastées, le bleu d’un djean qu’on déboutonne, un string blanc incrusté de petits reliefs ton sur ton qu’on fait glisser sur les hanches. Le buisson-ardent d’un triangle imparfait ? … Qu’une supposition encore. En fait, un sexe presque entièrement épilé, sauf une « griffe » de poils très courts se détachant sur la peau opaline, que les mains cachaient en partie. Surprenante, la belle dame ! Les longs doigts aux ongles peints s’étaient mis à écarter les chairs, se glissant entre les lèvres pour tout en haut, faire sortir un peu plus le clito. Dépouillée, la con-versation ! Mais comment décrire l’insolite ou l’indécent sans risquer les clichés ? J’en ris maintenant, car la toison en tant que symbole de maturité, a été longtemps pour moi un attribut hyper important. Ça l’est moins aujourd’hui, pourvu que ce soit propre.
Inutile de dire que dans ma poitrine, quelque chose s’était mis à battre la chamade. Respiration hachée et petits tremblements bien sûr. Je m’étais accroupie, le visage collé à la cloison, une main glissée entre la peau et le débardeur. J’adore me toucher le bout des seins dans ces moments et là, je m’étais mélangée au point d’oublier que j’avais moi aussi des ongles ! Passons …
Je ne sais plus le moment précis où est tombé le papier sur lequel était écrit vite fait au rouge à lèvres … « Montres-toi aussi now », le NOW souligné et majuscule. Elle avait dû le faire passer pendant les courts instants où je m’étais reculée.
Un peu distancée, la fille ! J’en étais encore aux apparitions furtives d’une vulve presque « démesurée » dont on me montrait les contours et les profondeurs avec ostentation, aux mouvements des cuisses, à ceux du bassin qu’on étalait comme une invite. La réciproque devenait dès lors un must et la sollicitation une lapalissade. Bien sûr, autant pour rester naturelle que pour … disons la profondeur de l’objectif, il fallait éviter de se tenir près de la cloison. D’où le « faire-semblant » d’un pipi prolongé jambes écartées, en me tâtant avec insistance là où le ventre perd son nom. C’est vrai que je n’allais pas tenir encore longtemps avant de flancher. L’ego au moins était sauf si le style ne l’était plus tellement. Savoir qu’elle me regardait avait effacé d’un coup ce qui restait de ma timidité, je crois.
Des minutes interminables. Une éternité … et c’est long l’éternité, surtout vers la fin. Puis un toc-toc à la porte … Ouf.
- Alors demoiselle … Tu veux bien me montrer ce que tu sais faire maintenant !
Le ton était presque doctoral. Elle s’était adossée à la porte, imperturbable, me regardait de bas en haut comme si elle me voyait pour la première fois. J’avais rajusté mon short à la hâte avant qu’elle n’entre, sans prendre le temps de le refermer en entier. Mais c’était sur les hauts qu’elle s’attardait.
- Relèves tout ça et sors un peu tes petits nichons … Tu aimes te les caresser j’en suis sûre.
Il y eut des regards croisés, un chemisier qu’on déboutonne pour l’exemple. Hermès le chemisier, je l’avais presque oublié, mais c’est vrai que l’habit ne fait pas toujours le moine. La poitrine lourde et opulente. Mes seins à moi étaient plus durs au toucher, mais aussi plus « small » évidemment. Elle me regardait pincer les tétons comme si j’avais empiété sur ses prérogatives, promenait sa langue entre ses lèvres un peu comme si elle avait eu envie d’ajouter « … frottes-toi les bouts avec l’extrémité des doigts en va-et-vient rapides, c’est divin, tu verras ». Et l’effet trémoussement immédiat ! Mais il y avait également des yeux qui traînaient sur mes cuisses par intermittences et sur mon short débraillé.
- Bien bronzée … J’ai aimé voir la trace du slip tout à l’heure, tu t’en doutais ? - Et vous … en déduisez quoi ? - Simplement que j’ai envie de te voir te caresser … là, maintenant ! Fais-moi voir cette jolie déchirure. - !!! - Allons, ne joue pas les timorées. J’ai envie de savoir comment tu fais quand tu es seule et ne dis pas que ça te gênes de te masturber devant moi.
Et d’ajouter imperturbable, comme si la chose allait de soi
- Je pourrais même te guider … si tu le demandes gentiment !
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