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La voisine d'en face de Bilitis est une voyeuse PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 22 Avril 2008 15:27
Bilitis, célèbre animatrice du forum, raconte un après-midi spécial: Sa voisine d'en face est une voyeuse ! (Pour Romane, en toute complicité).

La petite goutte commença à me chatouiller. Je baissai les yeux et rentrai le menton pour l’apercevoir, juste à la naissance de mes seins, en plein milieu. Elle brillait sous le soleil caniculaire et tremblait un peu. Amusée, je guettai le moment où elle allait se transformer en une petite coulée. Je m’obligeai à demeurer parfaitement immobile pour ne pas hâter l’événement.

 

La goutte frémit légèrement puis, soudain, comme si elle venait de crever la minuscule poche qui la tenait enfermée, se répandit sur mon buste pour aller s’égarer dans mon duvet.

Sous ce soleil étouffant, je transpirais abondamment. Nonchalamment étendue sur mon transat, je m’offrais un bain de soleil en ce début d’après- midi d’un mois de juillet caniculaire.

Quoique petit, mon jardin offrait suffisamment de place pour y étendre deux ou trois fauteuils et même y placer une petite table pour y faire des dînettes ou y prendre l’apéritif ou des rafraîchissements dont je faisais d’ailleurs une consommation effrénée.

J’avais mis mon petit bikini turquoise afin d’exposer un maximum de peau à l’astre bienfaisant.

Difficile de tenir plus d’une demi-heure avant de me précipiter dans la douche pour me débarrasser de toute cette transpiration et me rafraîchir.

Pas question de lézarder nue ou même en monokini ! La proximité de voisins à la discrétion douteuse m’en empêchait. J’avais d’ailleurs placé une sorte de palissade, un tantinet vétuste mais n’offrant aucune fissure, de telle sorte que mes voisins d’en face, ceux du rez-de-chaussée, n’aient pas vue sur nos allers et venues ni sur nos séances de bronzette.

Mais impossible de ne pas être aperçue des balcons situés sur les façades arrière de mes vis-à-vis.

Le deuxième étage était habité par un couple de personnes âgées et ne se montrait jamais par ces grandes chaleurs.

Au troisième, en revanche, deux étudiants assez gouailleurs ne manquaient aucune occasion de laisser plonger leurs regards, sans vergogne, vers notre jardinet où, avec Caroline, ma tendre amie, nous nous tenions aussi souvent que possible. Pour l’heure, les rideaux étaient tirés : ils étaient absents. Ouf !

Au premier étage s’avançait un joli balconnet richement fleuri et avec beaucoup de goût. Y apparaissait fréquemment une dame d’une quarantaine d’années, épanouie, l’air sensuel et bien dans sa peau. Une beauté !

Elle accordait à ses géraniums un soin tout particulier, les arrosant souvent, très souvent, un peu trop souvent m’avait-il semblé ! Avec Caroline, nous nous étions persuadées que la dame avait trouvé là un excellent prétexte à se trouver sur son balcon, comme par hasard, au moment précis où nous faisions sieste ou bronzette.

Plus amusées qu’irritées, nous avions fini par nous habituer à la présence et aux regards coulés de la dame qui semblait avoir de plus en plus de mal à dissimuler son émoi. À l’évidence, notre situation la troublait. Nous demeurions fort discrètes pourtant, nous interdisant tout épanchement, tout débordement intempestif. Ainsi exposées à la vue de nos voisins, et de la dame en particulier, nous évitions de jouer les provocatrices, réservant à l’intimité de notre chambre ou du salon – rideaux soigneusement clos ! – nos ébats amoureux.

La dame du premier était, à cet égard, la mieux lotie ! Elle bénéficiait en effet d’un angle de vue tel que, de son balcon, elle pouvait plonger son regard directement dans notre salle de séjour dont lui était alors révélée une grande partie, du moins lorsque les rideaux étaient ouverts.

Le soleil semblait redoubler d’ardeur et ma peau, toute couverte de petites perles de transpiration, était à nouveau brûlante. Je n’allais plus pouvoir tenir bien longtemps !

Je me mis à regretter l’absence de Caro’, retenue bien loin en raison de ses activités professionnelles qui nous mangeaient bien trop souvent week-ends ou jours de congés. Ah, si elle avait été là !… Je me laissai aller à imaginer sa main posée sur la mienne, discrètement. Puis le doux regard que nous échangerions en cet instant même, la montée du désir que nous aurions lu dans nos prunelles déjà avides. Le léger frémissement complice qui nous aurait fait nous lever et nous diriger, sans un mot, vers le salon où, après avoir rapidement tiré les rideaux, nous nous serions abandonnées dans les bras l’une de l’autre. Je sentais presque la douceur humide et brûlante de ses lèvres écrasant les miennes, sa langue dans ma bouche, nos mains parcourant nos corps enfiévrés… Ouh ! Je sentis s’éveiller le doux pétillement du plaisir dans mon ventre. Il allait falloir que je me calme : je commençais à m’exciter pour de bon.

J’entrouvris les yeux et jetai un bref regard vers la petite table sur laquelle étaient posés verre et bouteille. Vides ! Plus une goutte de jus de pamplemousse. Bon ! je m’accordai encore deux minutes avant de rentrer me mettre au frais. Le temps de penser encore un peu à Caro’… à ses mains sur mon corps, me parcourant toute, griffant mes cuisses de ses ongles acérés, pétrissant mes seins déjà implorants, me léchant…

Tiens ! et si… était-‘elle’ à son balcon ? J’entrouvris une paupière prudente afin de m’en assurer. Bingo !… ‘elle’ était bien là, trônant au milieu de ses géraniums reconnaissants de ses bons soins. Me croyant assoupie, elle n’essayait même pas de se donner une quelconque contenance, et à travers le filtre de mes cils, je voyais bien qu’elle me ‘matait’ tout bonnement.

J’en conçus une certaine fierté. Bâtie comme elle l’était, cette belle femme ne devait pas rencontrer de difficultés à se trouver un amant, voire une maîtresse. Je me posai d’ailleurs la question de savoir si nous n’avions pas affaire à une pure lesbienne. La manière dont elle me regardait laissait peu de doutes sur la question. À moins qu’il ne s’agisse d’une de ces nombreuses hétéros soudainement très envieuse de tenter l’expérience qui consiste à ‘faire l’amour, une fois en passant – une seule fois, bien entendu ! – avec une femme’.

Passablement excitée par la brève évocation que je venais de faire de mon amie Caroline, je décidai, sur un coup de tête, d’épater quelque peu notre voyeuse.

Faisant semblant que j’étais en effet assoupie, je commençai par m’étirer de tout mon long, comme au réveil, prenant bien soin de faire durer, me cambrant au maximum, bombant le torse et creusant le bassin, les coudes relevés, poings aux oreilles. Comme par inadvertance, j’écartai les cuisses.

Vu sa taille, mon bikini ne dissimulait pas grand-chose, et je m’amusais à imaginer la réaction de la dame.

Me relâchant, j’entrouvris à nouveau les paupières et je faillis éclater de rire en constatant le trouble, bien tangible, de notre voyeuse : hébétée, la bouche ouverte comme sur un ‘oh’ suspendu et figé, les yeux écarquillés, elle serrait les cuisses comme prise d’une envie irrépressible d’uriner.

Faisant mine de l’ignorer, je me redressai vivement et pénétrai dans le salon tout baigné de soleil. Je pris bien garde de laisser les rideaux ouverts, sachant que la dame pourrait ainsi poursuivre tranquillement son observation.

Elle voulait voir ?… Elle allait voir !

Je commençai par me retirer quelques instants à la cuisine pour aller vider un grand verre de jus de pamplemousse, j’en avais besoin.

Lorsque je revins dans le salon, elle était toujours là, prisonnière de sa curiosité lubrique.

Je m’allongeai sur le divan et me mis presque aussitôt à me caresser. La chose me fut d’autant plus aisée que pétillait encore en mon ventre l’excitation que j’avais si bien amorcée en évoquant ma tendre Caro’.

Le divan était disposé de telle sorte que, de là où elle se trouvait, la dame ne devait rien perdre de mes mouvements : j’étais face à elle, pile dans l’axe.

Après m’être débarrassée de mon bikini, je me mis à parcourir tout mon corps avec une lenteur calculée, ondoyant, me tortillant, sans avoir à feindre, tant l’excitation me gagnait, alimentée aussi bien par les souvenirs des récentes caresses de ma Caro’ que par le regard de la dame que je devinais rivé à mes formes.

Les cuisses à présent bien écartées, je posai les mains, disposées en serres d’oiseau, sur mes genoux, et remontai vers ma vulve en me griffant la chair. Je frissonnai de plaisir. Je me mis ensuite à me pétrir les seins en grands mouvements tournants, puis à m’étirer les bouts en geignant ; mon bassin amorça sa danse lascive.

Je revins à ma vulve et, m’emparant de mes lèvres, je les étirai en les écartant pour bien exhiber mon entrée rose, déjà toute perlée, à la dame là en face qui… au fait, c’est vrai, où en-était-elle ? Je l’avais presque oubliée, tant le plaisir s’était emparé de mon esprit.

Je faillis crier de surprise au vu des deux gros cercles noirs qui masquaient les yeux de la dame. Elle m’observait à la jumelle cette salope ! Sans vergogne et… oh, non ! mais… je rêve ! elle tient sa paire de jumelles d’une seule main, l’autre étant occupée à je ne sais quoi, masquée par les géraniums.

Je suis sûre qu’elle me fixe le minou. Oh et puis zut !… qu’elle en profite, tiens ! Oh, mais c’est que ça m’excite, cette situation ! Allez, viens, cochonne, salope, vicieuse, reluque-moi bien, contemple mon minou baveux, regarde-le bien ce sexe qui ruisselle, qui va bientôt… Lui offrirais-je le spectacle d’un orgasme ? Je… à vrai dire… je ne crois pas que j’aie encore le choix ! Ooooh, mmmh, que c’est bon… je suis au palier, là, je… regarde-bien, cochonne, remplis-toi les mirettes, tu va voir comment je… oooh !… oooh !…

Je mis quelques instants pour revenir à la réalité, pour clamer les battements de mon cœur… Je jetai un rapide regard vers l’extérieur : sur le balcon d’en face, les géraniums semblaient ravis, rouges de plaisir, on en jurerait. Mais la dame avait disparu.

Tiens !… elle a tiré ses rideaux !

 
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